Le sabotier Claude Simon

Claude SIMON - au sabot Camorien - de la haute couture pour vos pieds !


Claude Simon parle toujours avec passion de son métier de sabotier.

En entrant dans le magasin à l'enseigne Au Sabot Camorien, situé route de Pluvigner à la sortie du bourg de Camors, le visiteur découvre des montagnes de sabots à porter, de chaussons, de sabots de décoration, de cadeaux souvenirs, d'articles en cuir...

Claude Simon, 56 ans, aime partager, avec sa clientèle et les visiteurs de passage, sa passion pour un métier que lui a appris son père : « Il n'y a ni apprentissage, ni diplôme pour être sabotier. Je ne peux donc même pas prendre un jeune qui serait intéressé par le métier. Mon père ne voulait pas que je fasse ce métier, j'ai donc dû me débrouiller ! »

« En Bretagne, on a du bon bois »

Camors a compté 41 sabotiers en 1921, 77 en 1936, 72 en 1946, 6 en 1976, et un seul depuis de nombreuses années, Claude Simon. « Il n'y a pas d'âge pour porter des sabots. Un bon sabot doit répondre simultanément à trois qualités : solidité, beauté, confort. ». Le sabot est fabriqué en bois dur, surtout en hêtre de talus de préférence, plus lourd, plus résistant. « C'est un bois qui se tourne bien. En Bretagne, on a de la chance, on a du bon bois », précise Claude Simon.

Sabot, chaussure de sécurité

« Je n'abats pas mon bois, je me le procure auprès d'artisans forestiers du coin. Le morceau de bois prévu pour un sabot pèse 4,700 kg, pour arriver à 480 g après une nuit de séchage ! Le sabot a longtemps été la chaussure du pauvre. Les personnes qui n'aiment pas les sabots sont celles qui en ont porté pour aller à l'école. Elles ont souvent été traumatisées par des sabots inadaptés à leurs pieds, les faisant souffrir. Le même sabot passait souvent d'un enfant à l'autre au sein d'une fratrie ! » Désormais, il y a de plus en plus de jeunes qui trouvent ce chaussant très pratique. Ce sont même d'excellentes chaussures de sécurité, pour tondre la pelouse par exemple.

Pour le Puy-du-Fou

Claude Simon réalise ses sabots en bois vert non traité et a su évoluer pour répondre à des demandes précises. « Pour le spectacle du Puy-du-Fou, les acteurs souhaitaient des sabots à porter sans chaussons. J'ai inventé une voûte plantaire, et tous les acteurs en sont désormais équipés. Et mes clients ont également apprécié. »

Comme la coiffe bretonne, le sabot représente un terroir, chacun avec ses caractéristiques. « Le bois nous dit dans quelle région est fabriqué le sabot, le nez nous précise le terroir, et le dessin, quel sabotier l'a fait ! »

Claude Simon propose des apres midi de démonstration pendant la saison estivale

Contact : Claude Simon, route de Pluvigner, 56330 Camors, tél. 02 97 39 28 64.

(source : ouest france)